Pourquoi Recta ratione ?

Plutarque - Recta Ratione

Au sens littéral Recta ratione signifie la droite raison, autrement dit, l’intelligence qui réfléchit convenablement.

Bien que cette expression se retrouve dans une multitude d’ouvrages de philosophie, c’est dans le titre d’un livre de Plutarque qu’elle est le plus célèbre : le De recta ratione audiendi, que l’on peut traduire par De l’art d’écouter avec bon sens.

Plutarque, né vers 46 et mort vers 125, est un philosophe, biographe, moraliste et penseur majeur de la Rome antique.

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« Le commencement de bien vivre c’est de bien écouter.

Combien de gens se font du tort, parce qu’ils veulent s’exercer à discourir, avant d’avoir su tirer les fruits d’une leçon d’écoute. Ils se figurent que l’usage de la parole requiert apprentissage et pratique tandis que l’audition, elle, est une éternelle source de profit, quelle que soit la manière de s’en servir. Pourtant, ceux qui veulent bien jouer au tennis n’apprennent-ils pas à recevoir et à renvoyer la balle comme il faut ? De même, quand on écoute quelqu’un qui nous instruit, le premier devoir est de bien entendre ce qu’il dit. »

Plutarque, De recta ration audiendi

L’Institut d’accompagnement à la direction d’entreprise, en prenant pour devise Recta ratione, veut proposer la droite raison, ou le bon sens, comme base des rapports entre les personnes et dans l’organisation de l’entreprise.

Par ailleurs, organisme de formation basé sur les groupes d’analyse des pratiques professionnelles, l’Institut fait reposer son action sur le recta ratione audiendi : écouter avec bon sens.

Philippe Tailhades, créateur et dirigeant de l’Institut d’accompagnement à la direction d’entreprise, est diplômé de l’Ecole des hautes études en santé publique.

Il a dirigé durant 20 ans des établissements médico-sociaux dans des contextes de création ou de reprises de situation complexes.

Cette riche expérience auprès d’équipes accompagnant ces situations très particulières que sont le handicap mental, lui a permis d’appréhender le lien direct entre la qualité de travail et la qualité de vie au travail… Lorsqu’il s’agit d’accompagner des troubles psychiques, les dysfonctionnements d’une l’équipe prennent en effet une dimension insoupçonnée et potentiellement dramatique.

Par ailleurs conseiller Prud’homme au Conseil de Versailles (collège employeur) durant 18 ans, il y a trouvé un poste d’observation singulier des interactions entre l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise. Là encore, il a pu analyser le lien entre la qualité de vie au travail et la qualité de travail dans ces situations toujours difficiles que sont les recours à un juge pour clore les conflits. 

Formé à l’animation des groupes d’analyse des pratiques professionnelles, il les propose aujourd’hui au sein de Recta ratione dans une perspective de formation à la qualité de travail par la qualité de vie au travail des dirigeants d’entreprises et de leurs salariés.

Pascale Chanson a travaillé toute sa carrière (ou 44 ans) dans le domaine du social et du médico-social.

D’abord Assistante de service social, elle a exercée en polyvalence de secteur puis s’est orientée dans un service de Protection de l’enfance où elle a mesuré l’importance du travail en équipe pluridisciplinaire et avec un réseau de partenaire.

Par la suite, elle a pu découvrir le travail auprès d’élus d’une communauté de communes où elle a participé à la création d’un service petit enfance de 5 structures à destination des 0 à 6 ans qui l’ont amené à encadrer une équipe.

Chef de service éducatif dans un ITEP, cette expérience au sein d’une Institution et auprès d’un public handicapé l’a conduite à s’engager dans la formation du CAFERUIS (Certificat d’Aptitudes aux Fonctions d’Encadrement et de Responsable d’Unité d’Intervention Sociale).

Lors de ses 14 dernières années de carrière, elle a eu pour mission de créer le pôle adulte dans une association dont certains des services sont destinés à des adultes souffrant de troubles psychiatriques.

Enrichie de ses différentes expériences professionnelles, elle a compris que « le vivre ensemble » d’une équipe, d’un service était une clé essentielle pour améliorer l’écoute, la communication, le bien-être au travail et, de ce fait, un meilleur accompagnement des personnes en souffrance et prises dans des situations complexes. Elle a eu pour objectif de sensibiliser les professionnels à être acteurs de changement et d’utiliser l’intelligence collective de leur équipe et de leur service.

Raisons pour lesquelles, elle s’est formée à l’animation de groupes d’analyses de pratiques professionnelles ainsi qu’à l’animation de groupes de Codéveloppement professionnel et managérial (CECODEV) pour continuer ces actions.